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Sourcières

Anne Collod

jeudi 6 juin - 18:00

Lanrivain

Gratuit sur réservation

Pour une histoire environnementale et féministe de la danse

Dans Sourcières, Anne Collod enquête sur les enjeux écologiques et féministes des danses des chorégraphes pionnières Anna Halprin, Simone Forti et Trisha Brown. Quelles sources vives ont-elles découvertes, qui peuvent irriguer nos danses aujourd’hui ? Après deux semaines de résidence dans les clairières et forêts de Lanrivain, cette déambulation sera l’occasion inédite de découvrir une étape de création de son travail.

En partenariat avec

www.annecollod.com

Distribution

Conception et chorégraphie Anne Collod
Interprétation Zoé De Souza, Wanjiru Kamuyu, Rosa Ventadoux
Collaboration artistique Cécile Proust et Laurent Pichaud
Création costumes Rachel Garcia
Centre de documentation mobile « Ressourcières » Camille Platevoet, designeuse
Production, diffusion, administration : La Magnanerie – Victor Leclère, Anne Herrmann, Margot Moroux, Hortense Huyghues-Despointes, Debora Laufer

Production Compagnie … & alters
Coproduction Abbaye de Maubuisson, Chorège CDCN Falaise Normandie, Cndc Angers, CDCN-Le Dancing – Dijon, Danse à tous les Étages – Brest, Lieux Mouvants, L’Envolée – Pôle artistique du Val Briard, Région Ile-de-France – aide à la création
La résidence de création d’Anne Collod au PS21, pour le développement « Sourcières » s’inscrit dans le cadre de la Saison Albertine de Danse et a reçu le soutien de la Villa Albertine.

Photo : … & alters

Biographie d'Anne Collod

Initialement diplômée en biologie et en aménagement des espaces naturels, Anne Collod est danseuse contemporaine et chorégraphe.

En parallèle à un parcours d’interprète auprès de différents chorégraphes (Pierre Deloche, Philippe Découflé, Fabrice Ramalingom et Hélène Cathala, Stéphanie Aubin), sa rencontre avec la cinétographie Laban (système d’écriture et d’analyse du mouvement, dont elle est diplômée en 1993) la conduit à s’intéresser à la recréation, à partir de partitions, d’œuvres chorégraphiques du XX° siècle et à co-fonder le Quatuor Albrecht Knust (1993-2001). Ce collectif d’interprètes recrée plusieurs pièces emblématiques, dont la pièce mythique de Vaslav Nijinsky, L’Après-midi d’un Faune.
À partir de 2001, tout en participant à différents projets chorégraphiques avec Boris Charmatz, Laurent Pichaud, Alain Michard et Cécile Proust notamment, elle continue à questionner les enjeux de traduction, d’interprétation et de transmission qui sont liés à la réinterprétation d’œuvres chorégraphiques du 20e siècle. Elle fonde l’association …& alters , qui articule dans ses projets recherche, pédagogie et création, et axe son travail sur les « utopies du collectif », thème qui l’incite à rencontrer la chorégraphe américaine Anna Halprin, pionnière de la danse post-moderne.
Elle débute alors un travail au long cours avec elle :

participation au collectif d’improvisation à Sea Ranch (Californie) et aux performances en France de la chorégraphe américaine (Festival d’Automne, Musée d’Art contemporain de Lyon, etc)
projet Empreintes qui interroge les notions de partition et de processus comme supports de création et d’interprétation, à partir de l’une des œuvres majeures d’Anna Halprin (projet soutenu en 2005 par l’Aide aux Ecritures Chorégraphiques du Ministère de la Culture) ;
réinterprétation in-extenso de Parades and Changes en dialogue avec Anna Halprin et Morton Subotnick (compositeur et co-créateur de la pièce de 1965) : créée en 2008 à la Biennale de la danse de Lyon, présentée au Festival d’Automne à Paris, Parades & changes, replays est suivie en 2011 d’une nouvelle version parades & changes, replay in expansion, qui tourne depuis en France et à l’étranger. Parades & changes, replays a été récompensée par un Bessie Award à New-York en 2010.
Suit en 2016, la réinterprétation de Blank Placard Dance (1967), une performance urbaine de la chorégraphe américaine qui fait de la protestation un acte autant politique qu’artistique.
En 2021, Anne Collod crée CommUne Utopie, son premier projet jeune public, qui propose à partir de scores d’Anna Halprin une initiation jubilatoire à la danse et à la performance, et prolonge l’aspect modulatoire et participatif du travail d’Halprin.

En parallèle à son travail sur l’œuvre d’Anna Halprin, Anne Collod poursuit une série de chantiers : en 2010 elle s’intéresse à la thématique des danses macabres et des liens entre les vivants et les morts. Elle bénéficie pour l’année 2010-2011 de l’Aide à la Recherche et au Patrimoine du Ministère de la Culture et est lauréate du programme Hors les Murs de l’Institut Français/Ministère des Affaires Etrangères pour ce projet de recherche qui la mène au Mexique et au Japon, et lui permet de recréer une danse macabre allemande des années 30, la Danse Macabre du chorégraphe et pédagogue Sigurd Leeder. Elle crée à l’automne 2014 une pièce issue de ces recherches, intitulée Le parlement des invisibles, hantée par la Danse Macabre de Sigurd Leeder.

En 2019, Anne Collod revient à son intérêt pour les chorégraphes américaines novatrices et se plonge dans l’œuvre de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn. Créée en 2019, Moving alternatives propose une réinterprétation critique d’œuvres des chorégraphes états-uniens Ruth Saint-Denis et Ted Shawn, et interroge, à travers le prisme de la notion de genre et le concept d’appropriation culturelle, les enjeux esthétiques et politiques de la réinterprétation de ces œuvres aujourd’hui.
Bénéficiaire de l’Aide à la Recherche et aux Écritures du Centre National de la Danse en 2019, Anne Collod prolonge ce projet scénique par la réalisation d’Alternative bodies, une web-série documentaire et une installation réalisées en collaboration avec le vidéaste Jacques Hœpffner. Basée sur une série d’interviews, Alternative bodies se penche sur la fabrication des représentations et des incorporations de « l’autre » en danse.

Anne Collod s’intéresse également à la création in situ, et a notamment présenté en 2007, (faire) cabane avec le designer et performeur Mathias Poisson, une proposition plastique et chorégraphique in situ pour un chœur d’amateurs et de matériaux, présentée dans différents festivals. En 2015, Vifs ! une danse macabre en son jardin déploie pour des sites historiques une danse macabre qui célèbre les disparus et la mémoire des lieux. En 2017, Exposure, une proposition immersive in-situ chorégraphique, sonore et lumineuse interroge la notion d’échanges énergétiques entre une performeuse et un environnement industriel.

Anne Collod est par ailleurs membre du collectif Dingdingdong-Institut de co-production de savoir sur la maladie de Huntington – qui rassemble des artistes, des chercheurs et des philosophes. Elle est créatrice du département danse au sein de l’Institut. Dingdingdong mobilise des pratiques et expertises multiples issues des arts et de la recherche en sciences humaines afin de se donner les moyens d’explorer la maladie de Huntington telle une planète encore en partie inconnue. Anne Collod est co-créatrice de la performance Bons Baisers de Huntingtonland, présentée à Rio de Janeiro en 2013 et aux Subsistances-Lyon en 2014 et a créé le solo À D., portrait chorégraphique d’une personne atteinte de la maladie de Huntington.

Elle est par ailleurs diplômée de la méthode Feldenkraïs et est régulièrement invitée à enseigner dans différents lieux de formation en France et à l’étranger (Freie Universität Berlin dans le cadre de la prestigieuse bourse Valeska Gert Professorship, Université des Arts de Zürich-Master Dance, Hochschule für Musik und Darstellende Kunst HfMDK-MA CoDE Frankfurt, Université Paris VIII, CCN de Montpellier, CNSMDP Paris, CDCN de Toulouse, etc).

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