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Appel à signatures : Culture partout, 1% obligatoire
Publié le jeudi 1 octobre 2026
Depuis plusieurs années, les moyens consacrés à la création artistique diminuent et les incertitudes budgétaires fragilisent le spectacle vivant public. Jusqu’à présent, nous avons tout mis en œuvre pour limiter les conséquences sur le public. Aujourd’hui, l’ampleur des coupes budgétaires nous oblige à vous alerter et à solliciter votre soutien aux démarches engagées par nos organisations professionnelles auprès du gouvernement.
Des conséquences déjà visibles
Les effets sont désormais concrets : annulation ou réduction de programmations, fragilisation financière des théâtres et des compagnies, difficultés à payer les salaires et les charges, productions menacées, baisse du nombre de représentations, des artistes, techniciennes et techniciens qui ne trouvent plus assez d’emplois, qui sortent de l’intermittence et se retrouvent au RSA, suppression d’emplois permanents, non-remplacement des départs à la retraite, diminution des recrutements et multiplication des situations d’épuisement professionnel.
Notre constat
Les festivals sont une des fiertés culturelles de notre pays Ils sont une démonstration évidente de ce que la culture peut avoir comme impact sur la vitalité d’un territoire. Ils reposent sur un écosystème constitué de compagnies, de lieux de création qui accompagnent les artistes pour leur création et qui participent toute l’année à la faisabilité des festivals. C’est cet équilibre qui est aujourd’hui menacé.
À l’heure où nos démocraties sont confrontées à une véritable offensive réactionnaire, à la fragmentation du débat public et à la défiance, nous affirmons qu’affaiblir ces institutions constitue une erreur historique.
Nous refusons que les équipes artistiques et les responsables de lieux soient contraints de décider seuls ce qui doit disparaitre ; quels emplois, quels projets ou quels artistes, sans avoir jamais été associés aux décisions qui conduisent à cette situation.
Nos demandes
Nous demandons au gouvernement :
- Un moratoire immédiat sur les réductions budgétaires touchant le spectacle vivant. C’est la condition sine qua non de la réalisation d’un diagnostic sérieux préalable à toute réflexion et toute nouvelle décision.
- La création d’une cellule de crise interministérielle chargée de coordonner l’action de l’ensemble des ministères concernés par la transversalité de la politique culturelle (Culture, Éducation nationale, Économie, Cohésion des territoires, Intérieur, Tourisme, Travail).
- La mise en place d’une conférence permanente réunissant l’État, les collectivités territoriales et les représentants du secteur.
- L’ouverture d’un plan national de refinancement du service public de la culture.
Vous êtes élu•es ? Lisez et signez la tribune « Pour une concertation nationale sur le refinancement de la culture »