Atelier / Cap Danse /

Traversée de mondes végétaux

avec Marina Pirot

samedi 23 septembre - 14:00

ROSPORDEN · Kerminy

Événement passé

Après un petit training d’échauffement de nos matières corporelles, des explorations sensorielles et dansées nous immergerons en forêt, à la rencontre de nos mémoires cellulaires végétales (grâce aux principes d’incorporation des pratiques somatiques, particulièrement l’approche du Body-Mind Centering®). Puis, nous laisserons nos émergences végétales sauvages rencontrer les légumes domestiqués au jardin ou dans les serres maraîchères de Kerminy, jusqu’à des expérimentations performatives collectives. Pour finir, temps d’échange, avec tisane de feuilles sauvages !

Ouvert à toutes et tous, sans prérequis en danse – à partir de 16 ans

À propos de Marina Pirot

Artiste chercheuse engagée sur les pratiques et savoirs gestuels dans les paysages, je crée des modules d’expériences perceptives se référant aux techniques somatiques et chorégraphiques qui s’activent dans des terrains de recherche choisis, en collaboration avec divers partenaires. Commissaire d’expositions et fondatrice de résidence d’artistes pendant quelques années (ON TIME et La Maison du Site Saint-Sauveur), je mène actuellement un travail de recherche théorique et pratique sur la transition esthétique à l’aune des mutations écologiques. Je pratique et étudie des dispositifs artistiques engageant l’inter-coporéité et les pratiques somatiques.

Co-fondatrice du laboratoire artistique (n) avec Dominique Leroy, artiste sonore, notre travail (n)omade s’inscrit dans des terrains « sentinelles » de la transition écologique. Le laboratoire (n) étudie les pratiques de paysage à la rencontre des savoirs d’expériences (gestuels, artistiques) et des savoirs positifs (scientifiques). L’approche artistique de notre duo (n) se situe au croisement du paysage corporel et du paysage sonore, des « technologies fines » du corps et des « technologies fines » du numérique. Postulant qu’un certain type de technologies du numérique (la transduction sonore à partir de données environementales a priori imperceptibles) prolonge notre appareillage perceptif corporel naturel, il s’agit de pratiquer de nouveaux modes de relations entre les vivants (humains et non-humains). Les modules de pratiques corporelles de perception fine (IBM – Intermission Body-Mind) que je propose, dans leur rapport au paysage comme dans leur interaction avec les humanités environnementales rencontrent la transduction sonore de Dominique Leroy. Ce nouveau rapport d’écoute, de continuités ou de discontinuités avec divers modes d’existence des milieux, fait art. Les modules d’éco-transduction de (n) s’agencent ainsi avec les pratiques des acteurs de paysages rencontrés sur les sites de recherches du laboratoire artistique (n)- http://n-a.life/ : Site de maraîchage à Bouguenais-les-Couëts (zone périurbaine de Nantes), ferme de Bolinas (Californie), Briançon (Hautes-Alpes), Estuaire de la Loire, etc, en collaboration avec des permaculteurs, des chercheurs scientifiques, des artistes et des laboratoires de recherche associés.